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Approche holistique

Vieux Marché aux Grains

Vieux Marché aux Grains à Bruxelles.
© CRMS - Photo M.-F. Plissart.

Structure urbaine

Le bâti, dont seule une fraction est protégée, ne constitue qu’une partie du tissu urbain composé par les pleins et les vides, par les rapports d’échelle entre les volumes construits et les superficies non construites, le réseau viaire et le parcellaire, les différents types de bâtiments entre eux, les matériaux et leur mise en oeuvre, les plantations, l’éclairage, etc. Mais la ville forme également le cadre des sociétés qui y vivent, de leur histoire socio-économique et culturelle.

La ville traditionnelle, tantôt planifiée tantôt spontanée, constitue l’expression d’une capacité à construire à échelle humaine et à répondre aux besoins de contact, de communication et de cohésion sociale. Reflet visible à la fois de sa propre histoire et celui de la culture contemporaine de ses habitants, sa morphologie toujours en mutation est porteuse de modèles concrets et d’informations utiles au bon fonctionnement des quartiers. Ainsi, tant l’ensemble de la structure urbaine que l’interaction de ses diverses composantes – parmi lesquelles le patrimoine joue un rôle identitaire essentiel – doivent faire l’objet d’une approche intégrée. C’est sous cet angle global que la CRMS examine les demandes individuelles qui lui sont soumises.

La Commission ne considère jamais les bâtiments sur lesquels elle est interrogée comme des entités autonomes et indépendantes mais bien comme des éléments constitutifs du tissu urbain, participant à la dynamique de la ville. Elle prend en compte les abords des monuments et des sites – ce qui fait partie de ses obligations légales (zones de protection du patrimoine classé). Dans l’instruction de ce type de demande, la Commission s’efforce de conserver ou, selon le cas, de rétablir un contexte qui contribue à la bonne lisibilité des bâtiments protégés.

Il est évident que l’architecture contemporaine a un rôle important à jouer dans cette dynamique. La Commission reste d’ailleurs attentive au dialogue entre éléments neufs et constructions existantes ainsi qu’au respect des caractéristiques structurantes du tissu urbain (parcellaire, alignement, gabarit, materiaux durables. Un des atouts du tissu urbain ancien réside précisément dans sa grande flexibilité, résultant d’une interaction fine entre les espaces publics et privés, et dans sa capacité de s’adapter aux nouveaux usages et besoins de la société en constante évolution, ce dont témoigne son histoire.
Flexibilité et mixité doivent précisément être préservées, en particulier pour garantir l’avenir du coeur historique de la ville. Nombreux sont les projets de construction ou de transformation qui ignorent cette caractéristique fondamentale et dans lesquels le dialogue entre projet et espace public n’est pas suffisamment pris en compte. Souvent, leur échelle appartient à un autre ordre de grandeur. La tendance actuelle va également dans le sens d’une autonomie toujours plus grande de l’architecture et d’une fragmentation plus importante de l’espace public en vue de répondre aux spécificités des différents usagers, aux normes de sécurité et aux réglementations diverses. Son aménagement devient de plus en plus complexe, hétérogène et illisible, en plus d’être difficile à entretenir. Il en résulte une ville divisée, plutôt qu’une ville partagée.

Interventions contemporaines

La Commission considère le dialogue entre interventions contemporaines et structure urbaine historique comme un élément essentiel de la dynamique de la ville. L’architecture contemporaine a donc un rôle important à jouer dans la cohésion urbaine. Elle y a sa place dès lors qu’elle propose une articulation pertinente entre l’expression de sa contemporanéité et le respect des caractéristiques essentielles de la morphologie du bâti, exprimée dans son génie comme dans sa banalité.

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