Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Outils personnels

Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques spécifiques / La restauration des éléments décoratifs
Vous êtes ici : Accueil / Thématiques spécifiques / La restauration des éléments décoratifs

La restauration des éléments décoratifs

Hôtel Beukman

Hôtel Beukman, rue Faider no 83 à Ixelles, A. Roosenboom, 1900. Classé en 1981. Sgraffite restauré en 1992 par M. Henricot.
© Photo Ch. Bastin et J. Evrard.

Les différents styles qui émaillent l’histoire de l’architecture civile et religieuse se distinguent tant par une logique constructive propre que par un vocabulaire décoratif spécifique. Dès le milieu du XIXe siècle, les arts appliqués connaissent un essor exceptionnel. Les façades comme les intérieurs d’immeubles sont ornés d’éléments recourant à un large répertoire de matériaux et de techniques : sgraffites et faïences, châssis et menuiseries, parquets et mosaïques de sols, lambris et faux appareillages de pierre, cheminées, toiles marouflées, vitraux, ouvrages en staff et rosettes de plafond, peintures murales et décors au pochoir, etc.

Les styles «néo», l’éclectisme, l’Art nouveau et l’Art déco ont produit des chefs-d’oeuvre en ce domaine, mais l’art du décor s’est également manifesté à travers d’innombrables réalisations plus communes et usuelles. C’est dans les théâtres, les hôtels et les grands magasins que ces décors ont connu leur plus prestigieuse expression. La maison bourgeoise a cependant constitué un terrain d’expérimentation privilégié, permettant de combiner et de diffuser certains modèles à grande échelle. Ce phénomène s’explique par la naissance, au même moment, des arts dits « industriels » et par le développement du savoir-faire de corps de métiers très spécialisés.

Aujourd’hui, ces éléments décoratifs souffrent parfois d’un manque d’entretien ou d’un traitement inapproprié. Leur conservation est une opération délicate qui exige une grande compétence. Depuis plusieurs années, des recherches ont été menées à la fois sur les techniques de mise en oeuvre et sur les matériaux utilisés. Ces recherches, mais aussi l’expérience acquise sur le terrain, ont favorisé la mise au point de procédés d’entretien et de restauration adaptés. Les restaurateurs spécialisés et les organisations professionnelles qui les regroupent peuvent offrir les garanties d’une restauration de qualité, et ce pour une très vaste gamme d’éléments décoratifs. Encouragements et subventions des autorités doivent stimuler ce secteur professionnel à haute valeur ajoutée et contribuer, de la sorte, à garantir au « petit patrimoine » si caractéristique de l’architecture bruxelloise le traitement qui lui revient.

Actions sur le document